

Jour 1 : gouverner l’incertain ensemble
Tout d’abord, une randonnée de découverte dans la vallée. Pas encore d’adrénaline. Plutôt une invitation à observer. Les participants découvrent le « consortage », un système pluriséculaire né dans les Alpes. Pas de propriété individuelle : une communauté de destin, qui gère l’eau, les forêts et les pâturages en bien commun. Ce modèle, encore actif aujourd’hui à Chamonix, sur un tiers du territoire, est aussi, une leçon sur la gestion des risques : comment une communauté anticipe, partage et absorbe collectivement l’incertitude. Pour des dirigeants qui travaillent sur les transitions durables, c’est une révélation. Le soir, un dîner en vallée pour laisser les idées décanter.
Jour 2 : décider ensemble, au sommet
Le lendemain, cap sur le glacier. Depuis la pointe Helbronner, les participants s’engagent en cordée sur la le glacier du géant. En haute montagne, la confiance n’est pas un concept. Elle se construit geste après geste, pas après pas. Ainsi, les questions théorisées en salle : comment décider en incertitude, comment assumer un désaccord, comment renoncer sans perdre le collectif ; trouvent ici une réponse concrète. La nuit au refuge du Plan clôture cette journée suspendue entre ciel et glace.
Jour 3 : tenir sous pression
Le dernier matin, retour en vallée avec un exercice de secours en montagne. La gestion des risques collectifs atteint là son point culminant pédagogique. Les participants doivent coordonner une intervention complexe, multi-acteurs, sous pression temporelle. Décision en consensus, communication de crise, répartition des rôles : tout ce qui a été exploré en altitude prend ici une forme opérationnelle. C’est l’essence même d’un séminaire gestion des risques : apprendre à tenir, ensemble, quand tout s’accélère. Une conférence sur le « radical leadership in uncertainty » conclut les trois jours, avant le retour à Chamonix.