Le plaisir de l’incertitude et du chaos

4 mai 2020 Posted by Uncategorized 0 thoughts on “Le plaisir de l’incertitude et du chaos”

L’avalanche d’informations anxiogènes qui nous inonde depuis plusieurs semaines laisse supposer que la crise et l’incertitude sont des états délétères et destructeurs pour notre humanité. Paradoxalement, je suis convaincu du contraire, probablement sous l’effet du printemps qui arrive. La crise et l’incertitude sont des états créateurs.

La Création de la Lumière, 
Gustave Dore
Illustrateur, peintre, sculpteur et graveur il a notamment illustré les fables de la Fontaine, l'enfer de Dante et réalisé de nombreuses caricatures.
La Création de la Lumière,
Gustave Dore
Peintre, sculpteur, graveur, illustrateur notamment des fables de la Fontaine, de l’enfer de Dante et de nombreuses caricatures.

Si l’on revisite la théogonie grecque, on se souviendra que, selon Hésiode, « au commencement, fut Chaos, et puis la Terre au vaste sein et le Tartare sombre dans les profondeurs de la vaste terre ». Chaos préfigure la création du Monde et dans ses Métamorphoses, Ovide le décrit comme « une masse informe et confuse qui n’était encore rien que poids inerte, amas en un même tout de germes disparates des éléments des choses, sans lien entre eux ». Le Chaos se caractérise par l’idée d’un gouffre sans fond où l’on fait une chute sans fin et sans repère. Mais la Terre-Gaia apparaît ensuite, stabilise l’horizon et la vie peut éclore. La métaphore grecque fait-elle sens en ces temps de pandémie ? Accepter le déséquilibre et la chute provoqués par le chaos de la crise serait-il la première étape vers un renouveau créateur ? 

Accepter le déséquilibre et la chute provoqués par le chaos de la crise serait-il la première étape vers un renouveau créateur ? 

Pour François Cazals, professeur de stratégie à HEC Paris, cette crise met à mal des dogmes profondément enracinés dans notre idéologie économique : une création de valeur centrée sur le profit, une approche systématiquement concurrentielle entre acteurs et une croyance dans la prévisibilité des marchés et le pouvoir de la planification stratégique. Et j’ajouterais une logique court-termiste qui s’est installée sous la pression de la finance. Ces dogmes s’effondrent avec la crise qui laisse s’installer le temps long. Mais ces dogmes enracinés dans nos cultures peuvent redevenir les dogmes de demain si nous n’entrons en résistance et ne profitons du chaos pour redessiner un nouvel horizon. Toujours selon François Cazals, ce renouveau stratégique pourrait s’appuyer sur quelques idées simples mais puissantes :

Le chaos de la crise a permis en un temps record de réinventer nombre de modalités d’organisation du travail et, plus largement de nos vies, en orientant les énergies et le génie collectif vers des essentiels : combien de solutions improbables, de nouvelles solidarités, d’initiatives, d’alliances et d’inventions se sont catalysées en quelques semaines ? Il existera le monde d’avant et celui d’après cette accélération ralentie du temps. Et deux catégories d’Hommes vont émerger : ceux accrochés au passé et aux dogmes d’avant, ou ceux tournés vers un horizon nouveau qui prennent plaisir à l’incertitude et au chaos pour permettre un futur plus désirable que celui que la révolution industrielle et la mondialisation avaient tracés irrémédiablement.

Covid-19 : Faire face à l’incertitude, quelles valeurs devons-nous mobiliser ?

2 avril 2020 Posted by Actualités 0 thoughts on “Covid-19 : Faire face à l’incertitude, quelles valeurs devons-nous mobiliser ?”

En ces temps troublés de pandémie mondiale, nous vivons un moment d’une intensité émotionnelle individuelle et collective inédite. Nous observons des comportements extraordinaires et paradoxaux de courage, d’abnégation et d’engagement, comme des mouvements de repli sur soi, d’égoïsmes et de contagion par la peur, menaçant parfois notre capacité à vivre ensemble. La crise révèle ce que nous sommes en profondeur et questionne notre volonté de partager un destin commun : comment donner du sens à ce qui nous arrive ? Comment garder le cap dans la tempête ? Quelle force collective devons-nous mobiliser pour rebondir et reconstruire demain, ensemble et simplement ? 

L’expérience des guides et des secouristes de haute montagne, qui gèrent au quotidien l’incertitude dans un environnement à risques, peut nous aider à comprendre ce qui se passe et esquisser les essentiels pour traverser cette crise sans trop de dommages additionnels. Nos sociétés occidentales ont développé une culture du risque rationnelle et ont enfoui profondément l’idée de l’incertitude que nos modèles mentaux cartésiens avaient soigneusement tenté d’écarter. Ce déni a accru la latence de notre réaction collective. Il est une des clefs de compréhension de la dynamique des évènements que nous vivons depuis plusieurs semaines. L’incertitude efface nos repères habituels et ouvre un horizon hypothétique qui fait peur.

L’incertitude efface nos repères habituels et ouvre un horizon hypothétique qui fait peur

Sidérés, abasourdis, nous marchons sur une banquise à la dérive, sans carte ni boussole, comme les explorateurs polaires du XIXème siècle. Pour eux jadis comme pour nous aujourd’hui, les choix vont s’ancrer sur ce qui nous reste, c’est-à-dire sur ce que nous sommes et sur nos valeurs essentielles. Nous venons de partager un webinar pour les Sommets du digital avec Laurence Bret-Stern, ancienne directrice marketing de Linkedin, sur cette idée : quelles valeurs pouvons-nous mobiliser en ces temps de crise dans un contexte de distanciation sociale et de travail à distance ? Comment relier ces valeurs à des principes d’action simples ? Les guides et les secouristes de haute montagne, comme les marins, s’adossent depuis des décennies à ces repères pour cheminer dans l’incertitude.

Discernement, esprit de solidarité, souci de la sécurité et ingéniosité, sens de l’engagement sont les valeurs que nous essayons de vivre en montagne

Chaque montagnard aura peut-être sa propre lecture des essentiels qui soutiennent l’action. Mais, nous convergerons sur ces sujets.

Ces valeurs peuvent apparaître comme des repères utiles pour traverser les évènements. Le risque aujourd’hui, c’est la fragmentation des organisations, le télétravail, le repli sur soi, la contagion par la peur par le flot des informations anxiogènes, c’est aussi d’oublier potentiellement le sens et les valeurs essentielles pour s’appuyer, pour prendre appui. Nous pourrions aussi citer comme repère la devise républicaine : Liberté, Egalité et Fraternité… Chacun doit en tout cas s’interroger sur ce qui compte vraiment. Mais plus encore, au sortir du confinement, il faudra prendre le temps de s’écouter, de partager, de comprendre, de tirer les enseignements des évènements pour reposer sur la table commune les valeurs essentielles que nous voulons mettre au coeur de notre projet futur de société pour construire un horizon plus durable et juste.

Repérage, décision et choix d'un itinéraire de Learning Expeditions.

Naviguer dans l’incertitude : savons-nous encore utiliser notre boussole naturelle ?

5 décembre 2019 Posted by Actualités 0 thoughts on “Naviguer dans l’incertitude : savons-nous encore utiliser notre boussole naturelle ?”

Blaise Agresti fait un lien entre l’actualité (Mike Horn) et l’histoire de ce type d’explorations en soulignant la nécessité de bien savoir s’orienter.

Webinar Gestion de Crise

19 mars 2020 Posted by Uncategorized 0 thoughts on “Webinar Gestion de Crise”

Contagion émotionnelle et résilience : saisir les opportunités de la crise du coronavirus pour refonder nos modèles ?

17 mars 2020 Posted by Uncategorized 0 thoughts on “Contagion émotionnelle et résilience : saisir les opportunités de la crise du coronavirus pour refonder nos modèles ?”
Crise en chinois
Caractères chinois signifiant crise et opportunités

Danger et opportunité, ce sont les deux idéogrammes qui traduisent le mot CRISE en Chinois. Lorsque le temps du danger sera écarté, quelles opportunités allons-nous être capable de saisir (ou pas) de cette pandémie fulgurante ? Cette crise se caractérise fondamentalement par une contagion des émotions inédite au niveau planétaire. Christophe Haag décrit précisément dans son livre les mécanismes irrationnels de la propagation des émotions (éd Albin Michel, La Contagion Emotionnelle). La crise du coronavirus en est une illustration ahurissante.

Le Monde a vécu d’autres évènements dramatiques ces dernières années (le 11 septembre 2001, les vagues terroristes, les guerres au Moyen Orient, la pandémie Ebola, la grippe aviaire etc…). Pourquoi maintenant et aujourd’hui, le Monde craque-t-il et la peur se déploie-t-elle sans retenue ? La contagion émotionnelle, portée par les fakes news, les réseaux sociaux, parfois des médias et des gouvernants fébriles ou décalés, peu préparés à l’incertitude du temps de crise, en est une explication. Ce sentiment de vulnérabilité collective et cette hésitation à la solidarité sont grandement favorisés par les sous-couches fragiles de nos sociétés et nos liens sociaux devenus précaires et évanescents. La crise des gilets jaunes en était un signal faible puissant. La mondialisation fabrique de l’interdépendance et l’interdépendance favorise la propagation des phénomènes, c’est une évidence. L’infiniment petit du coronavirus vient certes fragiliser l’équilibre macroéconomique du Monde, mais il vient surtout nous défier sur le terrain du vivre ensemble et de la proximité. Si l’on parle d’organisations résilientes, de collectifs ou d’individus résilients, on doit considérer des entités autonomes moins connectées, moins interdépendantes, aptes à vivre en autarcie partielle et moins sensibles à l’interprétation d’un flux informationnel décousu, anxiogène et non maitrisé. Sans sombrer dans le survivalisme de bon aloi ni aduler les millénaristes et tenants de la fin du Monde, les mesures de confinement sont une occasion inespérée de réfléchir à ces sujets essentiels du bien commun, de la solidarité, de la résilience collective et individuelle. De revenir aux fondamentaux de la citoyenneté.

Réinventer notre modèle social à l’échelle planétaire

Chacun se félicite des bénéfices et des progrès offerts par la mondialisation, source de prospérité (et d’inégalités majeures ne l’oublions pas). Mais la mondialisation a porté au firmament la valeur « bien-être » comme un graal absolu pour l’humanité alors que nous devons « en même temps » entrer dans le temps de la frugalité. Mais comment transformer ce modèle de société vulnérable en un projet collectif plus durable et résilient ? Cette crise offre une formidable opportunité de réinventer notre modèle sociétal à l’échelle planétaire et de repenser ces interdépendances pour réduire les risques de propagation de ces phénomènes destructeurs, tout en permettant l’émergence d’une intelligence commune et d’une société frugale et résiliente. Mais quand j’écris cette phrase j’ai le douloureux sentiment de débiter des sornettes et des incantations. Dans la crise, essayons de nous souvenir qu’il est essentiel, qu’après le danger, nous soyons aptes à saisir les opportunités immenses que révèlent cet évènement.

Blaise Agresti

Résister à la tentation

7 février 2020 Posted by Actualités 0 thoughts on “Résister à la tentation”

Corréler un esprit critique face à la pensée dominante, apprendre à déjouer les pièges cognitifs et s’appuyer sur des méthodes d’aide à la décision sont des éléments clefs pour bâtir un bon leader en période d’incertitude.

Skieur de randonnée dans une pente vierge de neige poudreuse.

Résister à la tentation de la pente et de la peuf. Résister au crépitement des réseaux sociaux avec des photos de poudreuse et de free-riders qui attisent l’envie et la frustration. Résister à la frénésie et à la boulimie de se jeter dans une pente quand le risque d’avalanche est de 4/5…
Chaque hiver, le bilan des accidents en avalanche n’est qu’une litanie de drames prévisibles, écrits et prémédités par notre inconscient. Les neurosciences ont exploré depuis longtemps les mécanismes du cerveau qui nous conduisent à prendre des risques insensés. La neige poudreuse reste une forme de graal absurde que nous poursuivons au péril de nos vies. Mais personne n’ose relier ces accidents à l’impact des représentations, des images, des réseaux sociaux et de ce marketing du risque sournois qui façonne notre imaginaire de la montagne en hiver depuis quelques décennies. Et, à chaque épisode de neige, c’est la même (triste) histoire.

L’effet domino

La cause principale des avalanches est la présence d’une sous-couche fragile enfouie dans la profondeur du manteau neigeux qui va se rompre lors d’une légère surcharge qu’elle soit provoquée par l’humain et/ou liée à l’évolution des températures. Ce mécanisme est à l’origine d’une part importante des accidents. L’effet domino qui déclenche l’avalanche, comme les mécanismes de déclenchement des crises, obéissent à des règles de probabilité et d’occurrence similaires. Une avalanche est le croisement d’une instabilité potentielle et d’un évènement déclencheur, souvent provoqué par l’Homme. La plupart des experts s’accordent pour dire que plus ils étudient la complexité des mécanismes de déclenchement plus il apparaît difficile d’en fixer la prédictibilité. Alors comment prendre une décision dans ces conditions ? Chaque guide de haute montagne vit quotidiennement dans la pratique de son métier ce questionnement instable risque-décision : s’engager ou ne pas s’engager dans une pente, déclencher ou ne pas déclencher un risque ou une instabilité latente…

S’adapter : la vigilance partagée

Ces questions sont au cœur de la stratégie d’adaptation en montagne face à un environnement incertain. Pour aider le guide, il existe une méthode de réduction des risques inventée par Werner Munter, guide et nivologue suisse. Elle impose 3 étapes itératives : une préalable à la sortie lors de la phase préparatoire (approche régionale), une au départ du projet (approche locale) et une face à un changement significatif du terrain (approche zonale). A chacune de ces étapes, le guide doit évaluer 3 facteurs clefs : le facteur nivo-météorologique (le risque d’avalanche et les conditions météorologiques), le facteur humain (le groupe, ses forces et ses faiblesses) et le terrain local avec ses caractéristiques propres. Cette méthode dite 3X3 est fondée sur l’observation des signaux faibles et du questionnement croisé. Elle est un des outils essentiels à la réduction des risques et d’aide à la décision face au risque d’avalanche en particulier. La résultante est un mode de vigilance adapté et des comportements spécifiques. Cette méthode identifie donc le facteur humain comme un des facteurs clefs de l’analyse des risques. La question essentielle est celle des biais cognitifs et des pièges de notre inconscient.

Déjouer les pièges cognitifs

Décrypter ce que notre cerveau perçoit et comprend, identifier les effets d’entraînements, le désir de séduction, l’excès de confiance, les biais d’ancrage, de croyance et de confirmation (tendance, très commune, à ne prendre en considération que les informations qui confirment les croyances et à ignorer ou discréditer celles qui les contredisent) et bien d’autres. Combien sont ceux qui disposent de ces connaissances fines parmi les leaders, les guides de montagne, les managers ou les équipes qui dirigent des organisations dans un monde incertain ? Cette carence majeure de nos systèmes éducatifs et de notre formation continue (la compréhension des comportements face au risque et à l’incertitude) fragilise depuis bien longtemps la qualité des choix et des orientations.

En définitive, il s’agit bien de corréler un esprit critique et de résistance à la pensée dominante, d’apprendre à déjouer les pièges cognitifs, de s’appuyer sur des méthodes d’aide à la décision et de conserver une vigilance fondée sur l’écoute fine de notre intuition. Ces éléments constituent probablement les clefs pour bâtir un bon leader en période d’incertitude.

Blaise Agresti

Sur ce sujet du renoncement, Blaise Agresti était l’invité de Pauline Alleau, Journaliste à France 3 Alpes, lors du 12/13 du mardi 05 février. L’émission est à retrouver ici : https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/emissions/jt-1213-alpes

La magie de la cordée en montagne

10 janvier 2020 Posted by Actualités 0 thoughts on “La magie de la cordée en montagne”

Mountain Path débute sa troisième année d’activité. Avec Carine Salvy et Thierry Malleret (associés de Mountain Path) nous n’avons de cesse de relier l’univers de l’entreprise et celui de la montagne, convaincus que ces deux environnements ont beaucoup à apprendre l’un de l’autre. Notre rêve est de pouvoir contribuer de manière concrète et pragmatique aux transformations managériales des entreprises en organisant des expériences mobilisantes en montagne. Recréer les conditions d’un rapport dépouillé à la Nature permet à chacun de mieux se connaître et de mieux inscrire son action dans la complexité du réel. 

Carine Salvy, Blaise Agresti, Thierry Malleret

Un modèle humain en étoile

Notre modèle en étoile se fonde sur une double compétence : celle des guides et des secouristes de haute montagne qui garantissent une expérience de qualité, et celle des experts de l’entreprise qui questionnent et éclairent. Depuis la phase d’incubation de Mountain Path en 2017 au sein d’Outdoor Sport Valley (OSV, Annecy), nous avons réalisé une quarantaine de projets avec diverses entreprises de toutes tailles en nous appuyant sur un réseau d’expertise qui ne cesse de s’élargir au fil des rencontres. Depuis quelques semaines nous sommes référencés DATADOCK et donc habilités à délivrer des formations. Ce sera notre axe de développement en 2020, puisque nous avons conçu 3 modules expérientiels : leadership individuel (guider en premier de cordée), leadership collectif (construire une équipe de haute performance) et gestion des risques et des crises. Nous souhaitons aussi consolider notre ancrage académique, renforcer la qualité et la diversité de notre production pédagogique, élargir nos partenariats et notre réseau. 

L’expérience montagne : un voyage apprenant

Fondamentalement, la « learning expédition » est un voyage apprenant dont la finalité première est de prendre de l’altitude sur soi, les autres et le Monde. L’ascension d’une montagne abolit le jeu social, les hiérarchies et les manifestations de pouvoir. En position plus fragile, chacun met en place des relations nouvelles et doit pouvoir s’appuyer sur les autres, encordé dans un rapport de vérité. En montagne, les statuts sont abolis. De nouvelles hiérarchies s’imposent. Plus naturelles.

Le guide ne doit pas être le chef autoritaire. Il est un facilitateur qui permet à chacun d’installer une coopération bienveillante.

Le guide ne doit pas être le chef autoritaire. Il est un facilitateur qui permet à chacun d’installer une coopération bienveillante. Si le guide prend le pouvoir, il réinstaure insidieusement les rapports anciens. Ceux d’en bas. Progressivement, chacun peut reprendre le pouvoir avec ses propres compétences et ses facultés d’adaptation personnelles. Progressivement, la magie de la cordée opère. Une collaboration féconde s’installe. Elle se fonde sur ce que l’on est et non pas sur ce que l’on représente. Cette magie, cette résonance, doit sonner juste sinon le groupe ne pourrait ni avancer, ni progresser, ni renoncer sans frustration. La solidarité qui s’est exprimée dans ces moments repose sur un mécanisme qui s’est affranchi de la quête frénétique de la performance. Le sommet n’est pas une obsession. Seul le cheminement est porteur de sens. Pour garantir ce lien puissant créé en altitude et éviter qu’il ne se perde au retour dans la vallée, chacun doit comprendre le fondement même de cette collaboration et les mécanismes qui la nourrissent pour la déployer ensuite dans son organisation.

Blaise Agresti, Co-fondateur et Managing Partner de Mountain Path


A propos

Depuis 2017, Mountain Path accompagne une 100aine d’entreprises clientes et environ 2000 collaborateurs formés chaque année dans les différents programmes.

Mountain Path a pour mission de transmettre aux entreprises les bienfaits de la montagne via des Learning Expéditions 360°, des séminaires d’équipe, des Formations en management, Conférences et Voyages thématiques.

Vous avez un projet en 2020 pour vos équipes ? Sollicitez-nous : tim@mountain-path.com / 06.72.26.61.69

Datadock

Mountain Path est Datadocké

14 octobre 2019 Posted by Actualités 0 thoughts on “Mountain Path est Datadocké”

Mountain Path est “data-docké”. Officiellement organisme de formation.

Olivier Renard

L’hommage de Blaise Agresti à Olivier Renard

9 octobre 2019 Posted by Actualités 0 thoughts on “L’hommage de Blaise Agresti à Olivier Renard”

Le 10 juin dernier, toute l’équipe de Mountain Path apprenait avec une immense douleur la disparition d’Olivier Renard.

Personnalité emblématique du monde de la montagne, particulièrement du secours au PGHM où il effectua une grande partie de sa carrière, Olivier Renard était apprécié de tous à plus d’un titre, avec sa “parole juste, un sens pédagogique et une rigueur sans concession, un courage et un engagement sur le terrain qui sont toujours cités en exemple”.

Nous partageons ci-dessous le témoignage écrit de Blaise Agresti, son ami et associé chez Mountain Path.

Par Blaise Agresti, Juin 2019.

Olivier Renard nous a quitté le 10 juin 2019. Sa vie est indissociable de sa passion pour le secours en montagne. Il faut comprendre son chemin vers les cimes depuis Boulogne-sur-Mer et cette envie d’altitude nourrie de lectures qui le conduiront vers les chasseurs alpins, puis, très vite, vers la gendarmerie de haute montagne.

Le PGHM est un absolu, LA MISSION de sa vie, qui justifiera tous les sacrifices. Il va rapidement rejoindre les unités opérationnelles et incarnera magnifiquement ce rôle de sauveteur à Briançon, à Chamonix, à Luchon et au CNSISAG, le centre de formation, puis enfin au sein de cette unité de coordination nationale montagne qui vient de se créer en 2014. Son engagement et son efficacité font rapidement de lui un référent et cela durerea toute sa carrière. La parole juste, un sens pédagogique et une rigueur sans concession, un courage et un engagement sur le terrain qui sont toujours cités en exemple. Comme jeune patron du PGHM, j’ai eu le privilège de travailler avec lui et nous partagerons en particulier cette nuit cataclysmique de l’avalanche de Montroc. Cela scellera un lien unique qui ne cessera de se renforcer au fil du temps.

De beaux moments agrémentent cette vie de secouriste. Le secours bien sûr. Les sauvetages, la ds, le boulot avec les équipages et les médecins. Faire le job. S’engager. Partager. Son parcours est lumineux. Des centaines de sauvetages accomplis. Ce sera aussi cette fierté d’être guide, de porter “la tôle” comme tu disais, au moment d’entrer dans cette belle communauté. Au centre de formation, Olivier est le référent pédagogique qui bâtit les nouveaux cursus avec enthousiasme et exigence. Son souci du détail et sa force de caractère s’imposent à tous.

A Bagnères-de-Luchon, il sera patron de PGHM respecté et totalement dévoué à sa tâche. Après avoir quitté la gendarmerie, il viendra s’y installer avec son épouse Sandrine pour savourer ce métier de guide avec ses clients dans ces Pyrénées plus sobres et fraternelles que Chamonix n’est devenu. Il va s’impliquer au bureau des guides et dans diverses associations. Chacune des personnes qui le croisent apprécient son sens de la camaraderie. Derrière la crète, l’Aneto devient son jardin et il savoure cet amour de la montagne qui reste le fil conducteur de sa vie. Olivier incarnait cet esprit artisan et le soin qu’il apportait à préparer, à organiser et à anticiper était sa signature. A Luchon, son cabanon avec son matériel de montagne soigneusement rangé dans la cour de sa maison ressemblait tellement au local de la dz des Bois à Chamonix.

Olivier restera ce compagnon du devoir dans sa noblesse, sa générosité et sa simplicité.

Son départ est immense douleur pour sa famille et ses proches, mais il a tellement su donner qu’il restera une source d’inspiration. Un cairn solide posé sur la crête.

Blaise Agresti

Summit of minds 2019

8 juillet 2019 Posted by Uncategorized 0 thoughts on “Summit of minds 2019”
“Une expérience unique combinant perspicacité, bien-être et idées d’investissement avec un accent sur le plein air”

Chaque année, en septembre, Chamonix accueille la conférence “Summit of Minds” qui réunit plus de 300  hommes politiques, économistes, scientifiques, entrepreneurs, chefs de grandes entreprises, investisseurs et représentants des médias.
Issus du réseau mondial du “Monthly Barometer“, ces participants proviennent des 5 continents et se retrouvent, échangent, assistent à des conférences et participent à des ateliers de réflexion sur notre place dans le monde d’aujourd’hui et sur les enjeux de demain.

Le 7 et 9 juin dernier, c’est Erevan et Dilidjan, deux villes en Arménie qui ont accueilli le “Summit of Minds”.

L’Arménie est un petit pays doté d’un capital humain exceptionnel, ambitieux quant à son rôle mondial dans le monde et tirant parti de ses atouts traditionnels d’excellence scientifique, de créativité et de prouesses intellectuelles. Les thèmes principaux abordés lors de cette conférence ont été la géopolitique régionale, l’économie et les investissements, l’influence de la multipolarité sur le commerce et les flux d’investissements.

En tant que partenaire organisationnel, Mountain Path était présent lors de l’édition arménienne du “Summit of Minds” et a pu rencontrer et interviewer l’homme d’Etat, diplomate et avocat français, Dominique de Villepin

Chamonix accueillera l’édition 2019 du “Summit of Minds” du 20 au 22 septembre. De nouveaux objectifs sont annoncés. Le but étant d’inspirer les participants, cette année, le “Summit of Minds” souhaite les voir repartir au moins avec une nouvelle idée, un nouvel ami ou un nouveau projet.


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